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Pourquoi la cire d'olive ?

Lorsque l'on choisit une bougie, on pense souvent à son parfum, à son contenant et à l'ambiance qu'elle va créer mais plus rarement à ce qui la compose vraiment.

Et pourtant, la cire est le coeur même d'une bougie. C'est elle qui porte la flamme, le parfum et le temps qui passe.


Pour Atelier Mailau, j'ai choisi de travailler une matière encore peu connue : la cire d'olive. Et ce choix n'est pas un hasard.



Au départ, il y a eu une recherche...

Celle de la cire "idéale", ou du moins la plus juste. Celle qui ferait sens pour moi, mon quotidien, mon travail à l'atelier et pour les produits que je voulais créer.


La paraffine s'est très vite imposée comme une évidence... mais dans le mauvais sens. Largement utilisée dans les bougies industrielles mais issue du pétrole, elle dégage des fumées toxiques lors de la combustion. Au-delà des questions environnementales, il y avait une réalité très concrète : ma santé ne me permet pas de travailler avec ce type de matière. Respirer, fondre, manipuler de la paraffine au quotidien n'était tout simplement pas envisageable. Cette limite a posé un cadre clair, non négociable.


Dans cette recherche, je me suis naturellement tournée vers ce que beaucoup d'artisans utilisent et recommandent : la cire de soja. Elle est végétale, reconnue dans le milieu et souvent présentée comme une alternative plus "propre".


Mais en prenant le temps de comprendre son origine et son parcours, quelque chose continuait de ne pas s'aligner. Le soja utilisé pour la fabrication des cires est rarement européen, il parcourt de longues distances avant d'arriver jusqu'à nous et sa culture peut demander beaucoup d'eau selon les régions. Ce n'était ni faux, ni mauvais en soi mais ce n'était pas pour moi.


Cire d'olive en grain

Et puis, la réponse est apparue.

Pas dans un atelier, ni dans un catalogue de matières premières et encore moins sur les réseaux sociaux. Mais ailleurs, loin du quotidien, lors de vacances au Portugal.


J'ai réalisé que la matière que je cherchais ne venait pas de l'autre bout du monde. Elle se trouvait déjà là, dans le terrain de mes beaux-parents.


Ma famille cultive des oliviers et c'est un arbre que je côtoie depuis des années. Je connais son rythme, ses saisons, le temps qu'il demande avant de donner un fruit. Je connais le processus, la patience qu'il exige, le lien très concret entre la terre, l'arbre et ce que l'on en récolte.


Travailler la cire d'olive, c'est travailler avec une matière qui ne sort pas de nulle part. C'était une évidence.



La cire d'olive est une matière vivante.

Elle ne se laisse pas figer. Elle réagit à la température, à la lumière et au temps qui passe. Sa surface peut évoluer, sa couleur changer légèrement au fil des semaines.


Elle demande de l'attention, de l'adaptation et parfois de l'acceptation. On ne cherche pas à la contrôler totalement, on compose avec elle.


Travailler la cire d'olive, c'est accepter qu'elle ne plaise pas à tout le monde. Et c'est un choix que j'assume pleinement.


La cire d'olive est également neutre en odeur. Elle ne cherche pas à exister à la place du parfum. Elle le porte, le sublime et permet une diffusion fidèle et progressive.


Choisir la cire d'olive, ce n'est pas suivre une tendance...

C'est le résultat d'un cheminement, de contraintes réelles, d'une histoire personnelle et d'une matière que je connais intimement.


C'est une cire exigeante, parfois capricieuse mais profondément cohérente avec ma manière de créer et avec ce que j'ai envie de transmettre à travers Atelier Mailau,


Cire d'olive liquide

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